Ce mégalithe dit de la "Plancque Broyelle" est très certainement à l'origine de notre nom de famille

Différentes orthographes rencontrées Deleplancque, Deleplanque, Delplanque, Plancque, Planque.

Ce mégalithe est maintenant visible dans le jardin de la maison des associations face à la mairie de Lorgies

La légende qui court encore autour de la "Plancque Broyelle" montre que son effet était tellement formidable qu'on y voyait des interventions surnaturelles.

L'historien Pierre Descamps rapporte des scènes de diableries qui se déroulaient dans les parages du mégalithe. "L'on prétend même, dit-il que le Vendredi Saint, à minuit, l’énorme bloc se retournait sur lui même.(Pour écouter cette légende cliquez sur "Les épouvantes  nocturnes")

 Cette légende subsiste encore. On peut la vérifier en interrogeant les personnes âgées du village d'Illies. "La route était en terre battue. II y avait un grand fossé à traverser au niveau de chez Dhalluin, après le virage. Là une grande pierre servait de pont. Les gens l'appelaient " la Pierre qui vire". Il paraît qu'elle s'était retournée un vendredi saint mais c'est une vieille histoire. A cette époque là, il fallait prendre des précautions quand on se mettait en route ; les chemins étaient pleins de boue et quelquefois tout était noyé’’.

On retrouve dans ce témoignage contemporain ce qui faisait la vie, jadis, du riez de la Broelle. C'était une rivière irrégulière qui débordait souvent. Il est en effet question de boue et de chemin ennoyé par les eaux. Alors, puisqu'il fallait passer, à des endroits précis, des pierres out été placées en guise de pont pour pouvoir traverser plus facilement : le menhir est devenu "Plancque".

L'édifice dressé du néolithique a changé de fonction, mais la légende montre qu'un vague remords subsiste face à ce détournement du sacré. Ainsi la "Plancque Broyelle" n'est pas un endroit aussi sûr que les autres il arrive même que la pierre se retourne, qu'elle "vire", encore habitée de la force des hommes préhistoriques qui la travaillèrent, la transportèrent et la dressèrent. La borne mythologique, même abattue et couchée, hante encore les mémoires. Cependant, de païen à l’origine, le mégalithe est devenu chrétien. assimilé par la religion : la pierre des ancêtres se retourne. certes, mais seulement le vendredi saint. La borne mythologique, tout eu subsistant, a été transformée, christianisée, et ainsi tolérée par l’église qui récupère à son profit un culte ancien.

Mais sont oubliées la vision du monde, du soleil et des saisons des hommes du néolithiques, leurs connaissances et leurs coutumes ; ne restent que la pierre et son souvenir, signes de force, de puissance et d’organisation.

Extrait de " La mémoire de l'écuelle" de Chantal DEHNNIN

 

 

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